Wednesday, December 23, 2015




 Lapè nan Lemonn pou yon NWEL LANMOU


Lapè nan Lemonn pou yon NWEL LANMOU


Lè lagè ak konfli totalman sispann,
Nan mond nou an, va gen kè poze.
Moun dwe aprann yo ka resevwa ansanm,
Pa blame lòt moun, paske li mal.

Sispan goumen pou pouvwa, goumen pou peyi a
Gen kèk jis bezwen yon men ede yo.
Nou dwe m tèt nou nan vo anyen an,
Epi poté kolé ak kè pozé, nan limanité.

Lagè fè timoun tèlman soufri,
Nou paka Pèdi plis toujou inosan
Nou ta dwe goumen pou lapè
Renmen pa lagè, annou chache hamoni.



DAVID NELSON
23/12/2015




Tuesday, December 15, 2015


            l'hypocrisie un fleau


L’homme d’esprit, dans la solitude la plus absolue, trouve dans ses propres pensées et dans sa propre fantaisie de quoi se divertir agréablement, tandis que l’être borné aura beau varier sans cesse les fêtes, les spectacles, les promenades et les amusements, il ne parviendra pas à écarter l’ennui qui le torture. Un bon caractère, modéré et doux, pourra être content dans l’indigence, pendant que toutes les richesses ne sauraient satisfaire un caractère avide, envieux et méchant. Quand à l’homme doué en permanence d’une individualité extraordinaire, intellectuellement supérieure, celui-là alors peut se passer de la plupart de ces jouissances auxquelles le monde aspire généralement.



La parole de l’hypocrite est belle, mais son intérieur est rebelle! Comme il n’a jamais de point d’appui solide dans sa vie, l’hypocrite est toujours perplexe. Chez certains cela est vraiment un art de vivre, un peu comme une seconde nature…

Le pire des hommes est celui qui présente deux visages, et tient un double langage. Il ne tarit pas d’éloge en présence de la personne ; il la dévore de sa langue fourchue en  son absence. L’hypocrite est tout à fait indulgent envers lui-même, et très agressif envers les autres.

Il vaut mieux fuir ces gens car ils n’apportent rien de positif.

L’hypocrisie est un dangereux fléau mettant en péril l’honneur et la dignité, et l’entraînant à la négligence et à la déchéance morale. Elle vole la confiance en soi nécessaire pour réussir sa vie, et la remplace par le pessimisme, l’inquiétude et l’angoisse.

Une des raisons du malaise humain est précisément le fait que les hommes aveuglés par leurs ambitions, s’adonnent  à la fausse-apparence et que la sincérité et la pureté ont disparues de leur vie. Il y a des gens dont la déviation morale a atteint le point de non-retour, et qui savent pourtant donner d’eux-mêmes, avec une maîtrise incroyable, une image de philanthrope.

L’hypocrisie est à tout point de vue le défaut moral le plus laid.

Certaines personnes n’expriment leur opposition que pour se faire remarquer. Ils préfèrent critiquer les qualités des autres, plutôt que d’observer le silence et la discrétion, parce qu’ils ne supportent pas de passer inaperçus. Nombreux sont ceux qui recourent à l’hypocrisie pour se faire valoir.

Une célébrité obtenue par la ruse, par la tromperie, par la parole flattant,  par le fait de tirer profit des rivalités ; est vile et méprisable à mes yeux et ne m’inspire aucune dignité.

L’homme d’esprit trouve dans ses propres pensées et dans sa propre fantaisie de quoi se divertir agréablement, tandis que l’être borné aura beau varier sans cesse les fêtes, les spectacles et les amusements, il ne parviendra pas à écarter l’ennui qui le torture.

Un bon caractère, modéré et doux, pourra être content dans la simplicité, pendant que toutes les richesses ne sauraient satisfaire un caractère avide, envieux et méchant.



DAVID NELSON
15/12/2015
Le but de chacun de nous devrait être de se doter d’une personnalité saine et profonde, et de se mobiliser pour la quête du bonheur. Rien ne joue un rôle plus déterminant qu’une personnalité forte pour assurer et se donner les moyens de faire face à l’agitation de la vie.

Thursday, December 10, 2015




    Le déclin de l'autorité dans notre société(Haitienne)

    L'autorité s'effondre partout,  mais pas seulement en Haiti, et pas seulement aujourd'hui.
C'est à l'avenir, et non plus au passé, à la tradition, à l'Eglise, que les Modernes demandent d'autoriser le présent. Mais la panne d’autorité actuelle n'est-elle pas une panne de désir d'avenir ?
    Et la panne centrale de l'autorité n'est-elle pas due aussi à la multiplicité «d’autorités» rivales qui engendrent une floraison de contradictions, elles-mêmes nées des multiples allégeances des individus pour déboucher sur des passions identitaires et sur le fondamentalisme. Là, autorité revient en force, mais dévoyée.
    L'autorité est pourtant nécessaire aux groupements humains afin que soit maintenue la cohésion et pour imposer aux volontés individuelles le respect d'intérêt présumé supérieur.
    Reconnaissons que, pour contestée qu'elle soit, elle n'a jamais totalement cessé de jouer un rôle de lien, notamment entre les générations, encore que ce lien soit souvent distendu.

    Alors, un grain d'espoir ?
 
L'école    se retrouve, elle aussi, parmi les institutions en déclin, où la modernité postule liberté et égalité des sujets.  Pour les professeurs, la situation est encore plus compliquée par l'avènement de la société de communication : ils sont concurrencés par de multiples médias.  
   Notre jeunesse est mal élevée. Elle se moque de l'autorité et n'a aucun respect pour les anciens. Nos enfants d'aujourd'hui ne se lèvent pas quand un vieillard entre dans une pièce. Ils répondent à leurs parents et bavardent au lieu de travailler. Ils sont tout simplement mauvais !

    Qu'en est-il aujourd'hui ?
Il semble bien que le culte de l'enfant-roi incarne une crise de type nouveau dans l'autorité au sein de la famille. La famille moderne en effet s’isole du monde et oppose à la société le couple solidaire parents/enfants.   
    Toute l’énergie du groupe est dépensée pour la promotion des enfants, chacun en particulier, sans aucune ambition collective.
   
    Les parents sont tous confrontés aux conflits liés à leur perte d’autorité ; ils doivent les gérer seuls car les  institutions  affaiblies et l'autorité amoindrie du groupe social les aident mal.
    Dans cet environnement, le repli sur soi de la famille est explicable dans la mesure où les nombreuses influences extérieures interviennent souvent à l'encontre des objectifs familiaux.    
           Il faut donc recréer ou favoriser les échanges inter générations. Si l’autorité de la mère sur la vie familiale est très généralement admise, des échanges plus larges devraient être recherchés auprès des oncles, tantes, parrains et marraines, mais aussi auprès des plus jeunes.
   


DAVID NELSON

08/10/2015

Wednesday, December 9, 2015





     Se peut-il que le vrai ne soit pas vraisemblable ? 


L’hypothèse selon laquelle il n’y aurait aucune contradiction possible entre la vérité et son apparence (la vraisemblance) ne nous conduit-elle pas ainsi à ignorer, naïvement, la possibilité de l’erreur ou de l’illusion ? Comme l’enseigne la sagesse populaire, les apparences peuvent être trompeuses. Si le faux, ainsi, ne pouvait pas passer pour vrai, si, inversement, le vrai ne pouvait paraître faux, nul ne se tromperait jamais et la question de la vérité ne se poserait tout simplement pas. Toutefois, on peut se demander comment la vérité pourrait se signaler à nous si elle était invraisemblable et cela, radicalement. Comment pourrions-nous estimer vrai ce qui ne peut pas nous apparaître comme tel ? Dans une telle perspective, ne risque-t-on pas de développer une compréhension de la vérité pour le moins paradoxale ? Devrons-nous, en effet, estimer qu’une idée est vraie à proportion de son caractère invraisemblable ? Autant dire que plus une idée nous apparaîtra énigmatique, obscure et confuse, plus nous devrons l’estimer vraie. De toute évidence, une telle hypothèse ouvre la porte aux interprétations les plus irrationnelles, mystiques ou dogmatiques, de la vérité. Ainsi, toute recherche de la vérité suppose encore que nous soyons capables d’apprécier les signes qui la rendent manifeste, apparente.

Platon, l’homme devient alors « la mesure de toutes choses », ce qui revient à dire que tout jugement porté sur une chose est toujours relatif à la position de celui qui la considère, qu’il n’est pas possible de dépasser cette pluralité de points de vue pour déterminer ce qu’est la chose en elle-même. A chacun sa vérité, donc. Protagoras tire clairement la conséquence de sa thèse : « Telle une chose m’apparaît, telle elle est pour moi ; telle est t’apparaît, telle elle est pour toi ». Or, une telle conception revient à nier purement et simplement la possibilité de la vérité. Pour parler de vérité, il faut, effet, qu’il soit possible de trancher entre les jugements divers portés sur une même chose, de déterminer par-delà ce qui apparaît vrai à l’un et faux à l’autre, ce qui peut être estimé effectivement vrai. En ce sens, si l’on s’en tient à la simple vraisemblance, à la façon dont une même idée apparaît vraie à l’un et fausse à l’autre, il n’y aura plus à proprement parler d’idées vraies ou d’idées fausses mais simplement des idées plus ou moins capables de nous persuader, c’est-à-dire de produire en nous un sentiment de vérité. A l’exigence de vérité se substitue alors la capacité d’un discours à paraître vrai ou, autrement dit, à séduire son auditoire. 





DAVID NELSON
09/12/2015
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Tuesday, December 8, 2015






Idiots et Imbéciles 




La figure de l’idiot serait-elle un modèle pertinent pour cerner ce qu’est la singularité ? Chaque idiot, en effet, est un être particulier qui constitue à lui seul une unité, il est, comme le souligne à plusieurs reprises Pierre Senges dans son précieux ouvrage L’Idiot et les hommes de paroles « d’essence solitaire » et cherche constamment « une façon de préserver son isolement d’idiot tout en ne divorçant jamais de ses semblables  ». Si l’idiot est toujours un être solitaire, cela ne suffit pas pour le rendre singulier. 
Sa singularité, pourtant, ne dépend pas que de lui puisque ce sont essentiellement les autres qui le démarquent, l’isolent de tout groupe ou communauté. On est donc toujours l’idiot de l’autre lorsque ce dernier ne veut pas se reconnaître dans des comportements et des pensées qui lui sont tellement étrangères qu’il les rejette dans une vague catégorie dans laquelle il place – ne serait-ce que pour mieux les confondre et pour ne plus y penser – les imbéciles, les débiles, les handicapés-mentaux, les ahuris et, bien sûr, les idiots. 


L’idiot, pourtant, est loin d’être un imbécile et il est encore moins un abruti ou un débile. L’être débile est faible, dit le dictionnaire, en raison d’un manque de force spirituelle, en revanche il ne manque rien à l’idiot puisque c’est même la plénitude de son être qui signe sa singularité. Cette plénitude est faite d’authenticité, l’idiot est l’être qui agit de lui-même, qui, de sa propre initiative pense, se comporte et crée en fonction de règles qu’il s’est lui-même prescrites. Cette authenticité implique que l’idiot ignore, ou ne connaît pas distinctement, les codes, us et coutumes de la société dans laquelle il vit. D’où une propension pour toute société d’assimiler l’idiot à l’imbécile puisque ces deux figures ignorent les règles constitutives d’un « vivre-ensemble ». Il n’y a pourtant rien d’idiot dans la pensée de l’imbécile puisque l’intelligence de ce dernier se borne à croire en des vérités basses et vulgaires. C’est pourquoi l’imbécile n’a aucune singularité à revendiquer puisque son intelligence bornée l’incline à croire qu’il est toujours déjà, en son for intérieur, un être singulier. A contrario, l’idiot est cet être tellement intelligent qu’il ne se soucie pas de prouver aux autres qu’il l’est. Autrement dit, faire acte d’intelligence n’est pas un problème pour l’idiot, plus exactement c’est un faux-problème car il a compris qu’une existence ne saurait se résumer à une mesure et à une pratique de l’intelligence pour, avec ou contre autrui. Comme le voit Clément Rosset, l’idiot existe en lui-même et ce sont les autres, en vertu de sa singularité, qui le détachent de la foule :

 Idiotès, idiot, signifie simple, particulier, unique . Toute chose, toute personne sont ainsi idiotes dès lors qu’elles existent en elles-mêmes, c’est-à-dire sont incapables d’apparaître autrement que là où elles et telles qu’elles sont ».




08/12/2015
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Friday, December 4, 2015





                 Fè Sa'w Ka Fè



Nan lavi sa zanmi chak moun gen yon plas ke yo ka okupe 
Genyen moun ki pran san yo ki pèdi tan pou yo aprann 
Fò'n pa inyore yon moun ki fè intelijans li devlope 
Si'l ka rive sa li ye jodia se saw ka fè a li expwate 

Nan lavi se konsa li ye fò'w travay pou'w rive
Se pa fè saw vle fè chache konn saw ka fè 

Ou ka fè tout viw ap bourike san ou pa janm reyalize
Fòk ou oriante'w fòk ou konn sa'w vle
Se vre la vi pa bay kado fòw veye pou'w pa pran gro so
Jodi w ka fon'w gro lo demen ou tonbe nan dlo 



12/04/2015
David NELSON

Wednesday, December 2, 2015


               Haiti  est un éternel recommencement


La propagande est, à coup sûr, un élément de « guerre psychologique » ; mais la terreur est davantage. C’est pourquoi, au-delà de la loi fondamentale et des élections qui sont des piliers fondamentaux de la démocratie, nous devons réviser profondément, notre culture actuelle du pouvoir, de son partage et de son exercice. Le pouvoir est un instrument d’exercice, un outil puissant d’actions et de travail et non une arme pour détruit les autres qui n’en possèdent pas.
Les multiples problèmes de gouvernance politique et économique auxquels nous sommes confrontés, depuis deux générations, sont liés à la perception du pouvoir et à la sacralisation de celui-ci. Les Haitiens n’ont ni la capacité de partage, ni la tolérance, quand ils exercent le pouvoir. Ils le conçoivent toujours, comme un rapport de force et l’utilise, comme un instrument de domination et d’oppression. La notion de partisans est devenue, un moyen de positionnement et d’enrichissement. Toutes oppositions de quelques sortes que ce soit sont perçues comme une déclaration de guerre et traiter dans une adversité féroce, cela peut conduire à la destruction et à l’élimination de l’autre. Quitter le pouvoir est devenu un vrai cauchemar pour les tenants du pouvoir. Le clientélisme politique et la sacralisation du leader exerçant le pouvoir, continu à nous maintenir perpétuellement dans le même mode de gouvernement et de la gestion de la cité. En Haiti, des clans se forment toujours autour du pouvoir, faisant la promotion de la médiocrité. La responsabilité et la complicité de l’élite Haitienne et de son administration, vouée au servir d’un homme, porte aux antipodes les intérêts du peuple.
Aujourd’hui, si nous voulons tourner les pages sombres de notre histoire chaotique, nous devons ensemble, nous asseoir et mettre en place les institutions et les hommes capables de conduire notre pays dans l’ère de prospérité, d’épanouissement et de développement socio-économique. 


DAVID NELSON
12/02/2015